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  • A travers la Suisse
  • : Un petit voyage à vélo à travers la Suisse (de Neuchâtel à l'Autriche).
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 13:17

J'ai créé ce blog suite à un petit voyage à vélo effectué en Suisse du 05 au 09 octobre 2009.

L'objectif était de traverser notre pays voisin, la Suisse, de Neuchâtel (à l'ouest) jusqu'en Autriche en profitant au maximum des voies cyclables existantes. Mon attirance pour les montagnes a dirigé le trajet vers les Alpes (dont certains cols m'ont donné du fil à retordre , à voir dans les pages du blog).

A chaque journée correspond une page et un album photo.

Comme vous le constaterez, je détaille beaucoup mon récit. Il faudra donc pas mal de temps avant d'en avoir l'intégralité. Ca vous laissera le temps de digérer chaqu'une d'entre elles

Pour les voyageurs à vélo, je vais aussi dévelloper quelques aspects plus techniques : la remorque Oxtail, le vélo en Suisse, la liste du matos... Pareil, il faudra être patient...

Alors bonne lecture, et surtout bon voyage !


NB : Laissez moi vos commentaires ! (c'est directement ici car il n'est pas possible d'en mettre sur les pages du récit)
Par Sylvain
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Jeudi 19 novembre 2009 4 19 /11 /Nov /2009 13:32
Près de 2 mois après la fin du périple, voici enfin les 2 premières étapes publiées ! (enfin presque... la 1ère n'est est pas vraiment une )
Par Sylvain
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Vendredi 15 octobre 2010 5 15 /10 /Oct /2010 00:00

…le 06 Octobre…


A 8h, je sors de mon lit de princesse (j’vous jure, je n’ai pas rêvé de prince charmant ), direction le petit-déj encore généreusement préparé par mon hôte !

 

Après avoir réconcilié Malou avec son DVD de « la Fée Clochette » qui restait jusque là désespérément muet (le DVD, surtout pas Malou hihi), je descends terminer les préparatifs vélo (béquille, trousse de secours,…) et test l’encrage de mes bagages sur ma monture.

 

11h30… ça y es ! c’est enfin prêt ! Un au revoir furtif à Malou, je préviens Magalie de mon départ et je peux partir ! Mais d’abord elle me propose une petite photo de moi sur le vélo chargé car « tu n’en aura pas beaucoup » me dit-elle.

 

Enfin ! Le départ !

 

Et me voilà enfin parti, après tant de temps passé à réfléchir et préparer (pas si nécessaire d’ailleurs(?)). Avec l’esprit à la fois libéré de soucis et pleins de questions quant à la suite de ce périple, je rejoins doucement le lac de Neuchâtel quelques rues plus bas. Durant une petite heure, je traverse la ville en longeant les rives du lac. En pleine forme, je file d’une rue à l’autre tout en observant le moindre détail alentour. C’est fort plaisant !

 

Les rives du Lac de Neuchâtel

 

En sorti de ville, mes narines détectent une odeur qui m’est connue mais que j’ai du mal à déterminer… Sur la plaine, que je traverse en ce début d’après-midi, s’étalent des maraîchers à perte de vue : ce sont donc les navets (que je n’apprécie guère ) que je sentais. Des petits panneaux le long de mon chemin m’indiquent que je suis sur le sentier maraîcher du Grand-Marais et que le lieu est considéré comme le plus grand jardin potager de Suisse. A la vue de tous ces légumes (persil, carottes, poireaux et salades en tout genre) à porter de main, l’envie m’en prend d’ « emprunter » un épi de maïs. Quelques centaines de mètres plus loin, je me retrouve nez-à-nez avec un géant…qui sera mon compagnon de table pour ma première pause repas :

 

Cherchez le vélo (et la remorque) :)

 

Le vent se lève, je décide de ne pas traîner et repars. « Adieu compagnon ! » (ndlr : un peuplier noir, à mon avis). J’arrive à Kerzers pour me ravitailler à la Coop… la caissière me demande : « Wollen sie blablablabla… ? » Oups, je ne pensais pas être déjà en Suisse allemande, 30 km seulement après Neuchâtel. Je réponds par un « nein » peu convaincant au vu du regard de mon interlocutrice… Je remonte en selle, mes pommes fraîches et le pain complet pendant à la remorque.

 

Après Kerzers, on sort de la plaine maraîchère et on rejoint la rivière de l’Aare. La piste cyclable devient moins aisée (chemin blanc) et j’ai même droit à hisser mon chargement dans des escaliers.

 

Allez plus qu'un étage !

 

Je longe ensuite le Wohlensee, petit lac assez sauvage, et le chemin se fait de plus en plus petit : un joli petit sentier en forêt, heureusement en descente . Vais-je souvent devoir passer par de tels chemins ? La réalité des véloroutes suisses n’est pas celle que l’on m’avait dis (tout bien goudronné) et n’aurais-je pas dû changer mes pneus comme c’était prévu ? Tant pis, le parcours n’en est que plus sympa et c’est ça qui compte !

 

Magnifique pont en bois sur le sentier forestier !

 

16h, arrivée à Bern. J’aimerais bien flâner dans la ville mais ne sais trop où aller et les journées sont déjà courtes à cette époque. Une petite photo quand même :

 

Le palais fédéral suisse

 

En sortant de la ville et ne voyant pas trop de lieu où bivouaquer, je décide d’appeler Stéphanie à la rescousse pour me trouver une couche pour le soir. Thun, à 40km de là, semble pas mal mais elle travaille à cette heure là… Je continu mon chemin en attendant quelle soit rentrée pour faire des demandes de couchsurfing. 19h30 les demandes sont envoyées mais je n’y crois plus trop. 20h à Thun, toujours rien et la nuit est belle et bien là…je continue… Au bout de la ville, le téléphone sonne, quelqu’un vient de répondre favorablement à ma demande : c’est Raelle, une étudiante suisse parlant très bien le français et l’anglais. Après quelques allers-retours dans le centre-ville à la recherche de son appartement, je fini par la trouver. Ouf !

Etant arrivé quasi à l’improviste, Raelle overbookée, nous n’avons malheureusement pas vraiment pu discuter. Tant pis, de toute façon je suis claqué alors je décide de me coucher après un bonne douche et un repas copieux. Cette fois, pas de lit de princesse mais un canapé tout aussi confortable.

 

Bilan de la journée :

9h de vélo, 98 km parcourus !, 550 m de dénivelé

Peseux -> Neuchâtel -> Bern par la voie 94 puis Bern -> Thun par la voie 8
Par sylvain
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Vendredi 19 novembre 2010 5 19 /11 /Nov /2010 00:00

…le 05 Octobre…

 

 

 

 

Pourquoi étape « 0 » vous demandez-vous ? C’est une étape indispensable, preneuse de temps (et un peu d’argent), envoutante mais ce n’est pas encore le voyage (enfin si mais dans la tête) : c’est la préparation au départ ! Je vous passerez ici des choix du voyage à vélo, de l’itinéraire et du matos utilisé… d’autres articles y seront consacrés spécialement. Le sujet ici sera la veille du départ.

 

En ce lundi, je me lève vers les 8h. Dur pour un 1er jour de vacances… mais une journée bien chargée m’attends pour peaufiner le départ puis me rendre à Neuchâtel où Magalie m’accueillera généreusement pour la nuit (merci à elle et à tous ceux qui ont répondu à ma demande de couchsurfing pour ce soir là).

 

Sam (un ami de longue date qui comme moi a gouté aux déboires d’une vie d’informaticien avant de choisir un chemin moins carrossable… mais plus agréable  ) enfin bref ; Sam m’ayant prêté quelques jours avant son vélo Lapierre, ma matinée se passe en bas de l’immeuble à tenter d’adapter au mieux ma remorque là-dessus. 2 heures seront nécessaires pour arriver à un compromis acceptable, en combinant fixation+tige de selle+selle de différent vélos, et c’est déjà l’après-midi…

 

Repas pris à la vas-vite et je me plonge cette fois dans les habits, le matos et mon sac de voyage. C’est un sac étanche de 40L, destiné à l’origine au nautisme, qui sera là chargé de préserver l’ensemble de mes affaires des intempéries auxquelles nous devrons faire face. Surtout ne rien oublier : habits contre le vent, contre la pluie, contre le froid, pour le chaud (sait-on jamais ), réchaud et popote, tente, sac de couchage, matelas, les cartes !, appareil-photo, matos de répa vélo…. Le temps passe trop vite et l’heure de décoller approche. Mais avant je dois encore passer acheter quelques bricoles à manger pour le début du voyage et des clés qu’il me manque pour le montage/démontage de la remorque. 17h55, je sors du magasin en courant, les provisions en bout de caisse… mon portefeuille s’était planqué au fond d’un sac dans la voiture et ne m’avait pas accompagné pour les achats .

 

18h me voilà près à partir pour Neuchâtel, les affaires sont préparées (du moins éparpillées dans quelque part dans la clio). Magalie m’attends pour 19h-19h30, ça vas être tendu. Sortir des bouchons de Besançon, rouler direction Morteau et rejoindre la Suisse par La Chaux de Fond. Mais avant arrêt à Villers-le-Lac pour retirer des francs suisses (ils pensent que leur monnaie unique les rends indépendants, mais chut ne leur dite pas la vérité ), 300CHF = 200 € dont je n’utiliserai que la moitié. La nuit est tombée et je dois descendre sur Neuchâtel. Le souci est que je n’ai pas pris la vignette suisse et je dois donc emprunter la route voisine. Pour ceux qui ne connaissent pas, la vignette suisse permet pour une somme modique (30€) d’emprunter l’ensemble du réseau autoroutier suisse durant toute une année : pas chère et surtout plus aucuns bouchons ou ralentissements aux péages ! Du coup, sans la vignette c’est parfois très galère de trouver une variante… sans compter que les couleurs des panneaux sont inversées de la France : vert = autoroutes et bleu = nationales…

 

M’enfin, je trouve quand même après quelques demi-tours et arrive à Peseux, petite ville côtoyant Neuchâtel et où habite Magalie, vers 19h45. Ca va, j’ai limité la casse sauf… que je ne trouve pas son immeuble . Un coup de fil à Mag’ qui me guide par téléphone et me voilà arrivé ! (après encore quelques demi-tours bien sûr ).

 

Je fais donc connaissance avec le monde de Magalie et de Malou, sa fille qui est très… dynamique . A peine suis-je arrivé que déjà je l’entends dire à Magalie : « Sylvain je l’aime »… c’est bien la première fois que je fais de l’effet aussi vite à une fille .

 

Nous papotons pendant que Magalie me prépare un repas de pâtes bien appétissant et copieux. Moi qui d’habitude mange pour 2, j’ai bien du mal à finir mon assiette et reste scotché de voir mon hôte terminer la sienne aussi vite. Bravo Mag 

 

Comme vous l’avez compris, je ne connaissais pas Magalie avant ce soir là. En fait, elle a répondu à ma demande d’hébergement effectué via le site couchsurfing.com. Pour ceux qui ne connaissent pas, le Couch Surfing est un réseau social international où chacun propose une possibilité d’hébergement gratuite chez soi. Le confort est très variable : de la maison de campagne au tapis du chien , le but étant ailleurs. L’objectif premier, selon moi, étant de rencontrer des personnes souvent étrangère et partageant des intérêts communs (voyages…). Concernant ma nuit sur Neuchâtel, plusieurs personnes m’ont répondu favorablement mais j’ai été capté par la réponse enthousiaste de Mag’. Elle aussi est une adepte des voyages à vélo et elle a entre-autre déjà effectué Neuchâtel-Nice en solo !

 

Naturellement, nous discutons largement des voyages à vélo et de son expérience en la matière. Mais l’heure se fait tard et je dois être en forme pour démarrer demain. C’est Malou qui me prête sa chambre pour cette nuit et j’ai droit à un véritable lit de princesse (tout en rose avec le baldaquin qui va avec) ! Une douche (aucune idée dans combien de temps sera la prochaine…) et au dodo !

 

 

PS : Je tiens à remercier toutes les personnes qui ont répondu à ma recherche d’hébergement sur Neuchâtel (les couchsurfeurs, ma cousine Adèl et l’ami Jean-François).  Un grand merci à toi, Magalie, pour ton super accueil et tes quelques conseils d’avant départ. Je vous souhaite plein de bonnes choses, et peut-être à bientôt (à vélo, aux croisements de chemins qui sait ).

Par atraverslasuisse
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